ITALIE : avril 2025 - étape 4 : Padoue

 

Lundi 28 avril 2025

Ce matin, le soleil brille déjà magnifiquement lorsque nous nous préparons à partir. Avant de quitter notre emplacement, nous procédons à la vidange et au remplissage d’eau du camping-car, puis nous prenons la route pour Padoue.

À notre arrivée, nous trouvons une aire de stationnement payante et surveillée, au tarif de 10 euros pour 24 heures. Même si la ville se situe à cinq kilomètres, la station de tramway, toute proche, nous permet de rejoindre facilement le centre.


Basilique Saint-Antoine


Caisse d'épargne de Padoue

La Cassa di Risparmio del Veneto a été fondée le 25 septembre 2008, issue de la fusion des succursales de la Cassa di Risparmio di Padova e Rovigo et d'Intesa Sanpaolo opérant en Vénétie. La Cassa di Risparmio di Padova e Rovigo, la plus ancienne caisse d'épargne d'Italie, trouve son origine dans les établissements de crédit créés en 1822 en Vénétie, alors sous l'Empire des Habsbourg, sur le modèle des nombreuses caisses d'épargne autrichiennes qui avaient longtemps joué un rôle social et économique important. Le 12 février de la même année, conformément à une « instruction » du gouverneur de Venise pour célébrer l'anniversaire de l'empereur François Ier, les Cassa di Risparmio di Padova e Rovigo ont été créées séparément dans les monts de Piété de chaque capitale provinciale.


La poste


L’église des Erémitiques de Padoue



L'église des Érémitiques (Chiesa degli Eremitani en italien) est un édifice religieux de Padoue construit en 1276. Elle a été érigée pour honorer les saints Philippe et Jacques. Son nom provient de l'ancien couvent des Ermites de saint Augustin, aujourd'hui converti en musées civiques de la ville.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'église ainsi que l'ancien couvent ont subi de graves dommages à la suite d'un bombardement aérien survenu le 11 mars 1944. Les destructions furent considérables : la façade, le plafond et l'abside furent entièrement détruits, tout comme les chapelles Dotto et Ovetari. Après la guerre, l'église a fait l'objet d'une restauration complète.

Le plafond de la nef, construit à l'origine par Fra Giovanni degli Eremitani en 1306, a été fidèlement reconstruit après le bombardement de 1944, respectant la forme en carêne qui le caractérisait.

L'église abrite des fresques réalisées par Guariento di Arpo, dont des allégories des planètes. Sur la chaire, on peut observer quelques épisodes en couleurs ainsi qu'un Ecce Homo. Les murs sont ornés de scènes représentant la vie de saint Augustin, parmi d'autres thèmes. On retrouve également, du même artiste, des peintures sur bois illustrant les Scènes de la vie du Christ accompagnées d'Archanges, datées de 1354. Enfin, la tombe d'Adriaan van de Spiegel est également présente dans l'édifice.







La fatigue se fait un peu sentir aujourd’hui, aussi prenons-nous le temps d’apprécier la douceur du soleil. Il y a moins de monde qu’à Vérone, ce qui rend l’atmosphère particulièrement apaisante.


Beaucoup de boutique avec des statuettes religieuse




Nous pénétrons dans la Basilique Saint-Antoine où se trouve la chapelle du tombeau de Saint Antoine, qui est accessible moyennant paiement. Une longue file d’attente se forme devant l’entrée. Quelques informations supplémentaires sont disponibles sur les sites indiqués dans le texte d’origine. ici et ici

Nous faisons le tour de la basilique, émerveillés par la beauté de ses différentes chapelles. Nous découvrons notamment la « Chapelle de la Vierge Noire » ici , la chapelle du bienheureux Luc ici, ainsi que la chapelle des reliques (ou du trésor) ici. Le chœur et le maître-autel valent également le détour. D’autres informations utiles sont mentionnées dans les liens suggérés dans le texte. 




















Le cloître de la Basilique Saint Antoine : 
Du côté sud de la Basilique est bâti le couvent franciscain, sur l’emplacement même de l’humble maison habitée par saint Antoine. Il se développe autour de cinq cloîtres : les cloîtres du Paradis, du Noviciat, du Magnolia, du Général et du Musée (ou du bienheureux Luc). Le cloître du Noviciat, élégant et fascinant, doit son nom à l’aile du couvent, qui donne sur ce cloître, où se trouvent les cellules des jeunes qui se préparent à la vie religieuse franciscaine.

Dans le cloître du bienheureux Luc, les pèlerins peuvent visiter le Musée antonien et le Musée de la dévotion populaire, tandis que dans le cloître du Général on trouve une intéressante exposition multimédia sur la vie de saint Antoine et la prestigieuse Bibliothèque antonienne.
 

Dans ce couvent, qui connut, au cours des siècles, de très nombreuses vicissitudes, vécurent des religieux devenus illustres par leur sainteté, leur culture ou les postes élevés qu’ils occupèrent dans l’Église catholique.
Le pape Sixte IV y fut étudiant (XVe s.). Pie VI et Pie VII y vinrent en pèlerinage et, en 1982, saint Jean-Paul II y fit une halte lors de sa visite pastorale à Padoue.







C’est le magnifique magnolia qui trône au milieu du jardin qui donne son nom au cloître que l’on appelle également cloître du Chapitre, car il est du côté de la grande salle du Chapitre qui servait autrefois aux réunions des frères et qui est désormais une chapelle.










Après cette belle visite, on se met à la recherche d'un restaurant pour nous restaurer.





Nous poursuivons notre visite en nous dirigeant vers la place « Prato della Valle », un lieu emblématique et vivant de Padoue. C’est la plus grande place de la ville et la seconde plus vaste d’Europe, s’étendant sur neuf hectares. Son île centrale, entourée d’un canal artificiel et reliée au reste de la place par quatre ponts, offre un havre de paix à l’écart de l’animation urbaine. On y recense 78 statues. Pour ceux qui souhaitent approfondir, des liens d’information sont proposés dans la version initiale du texte. ici
















La Basilique Sainte Justine : elle est l'église d'une ancienne abbaye de Padoue, situé dans le centre de la ville. Sa forme actuelle date du XVIIe siècle.
La basilique Sainte-Justine a été fondée au VIe siècle sur la tombe de sainte Justine de Padoue, à l’initiative du préfet du prétoire Venantius Opilio (connu en français sous le nom de Venance Opilion). Sainte Justine, alors âgée de 16 ans, fut condamnée à mort par l’empereur Maximien en raison de sa foi chrétienne.

Au XVe siècle, la basilique devint une abbaye bénédictine d’une grande importance. Entre le XIVe et le XVe siècle, d’importants travaux furent réalisés, portant notamment sur l’aménagement du chœur, de la sacristie, de la chapelle de Saint-Luc et des quatre cloîtres attenants. Plus d'info ici












La place est très reposante et de nombreux promeneurs s’y retrouvent. Nous flânons encore un moment, mais la fatigue se fait de plus en plus sentir. Nous décidons alors de retourner au camping-car pour nous reposer un peu. Demain, il faudra être en forme pour la visite de Venise.