NORMADIE - la Manche : septembre 2024

 

NORMANDIE et BRETAGNE : Le Mont Saint-Michel

Mercredi 18 septembre 2024

Ce matin départ avec enfin un soleil radieux. On se dirige vers la Manche rendre visite au Mont Saint-Michel. Vers 10h le thermomètre affiche déjà 17° par rapport à ces derniers jour (pas plus que 15° dans l’après-midi).

Notre arrêt pour la nuit est Aumale une commune de la Seine-Maritime

Jeudi 19 septembre 2024

Une nuit très calme et paisible. Nous reprenons la route, direction Avranches. Nous passage sur le Pont de Normandie, très impressionnant. 

Depuis 1995, le pont de Normandie enjambe élégamment la Seine et relie le Calvados à la Seine-Maritime, Honfleur au Havre.

Construit en seulement six années, le pont de Normandie est une véritable prouesse technologique qui fait désormais partie intégrante du paysage, trait d’union entre deux départements donc mais également point de passage pour les voyageurs en provenance de l’Europe du Nord et de la France.




Nous passons l’après-midi à Avranches. Après le passage à l’O.T., nous déjeunons puis visite de la ville.

Donjon, remparts, musées, le patrimoine civil d’Avranches est important. Son passé historiquement riche en fait un lieu de découverte captivant et inépuisable.

Ancien évêché, Avranches est caractérisé par un patrimoine religieux remarquable. Partez à la découverte des églises et objets religieux présents à Avranches.

La ville regorge de rues pleines de charme, de ruelles arborées, de jardins nichés au creux des remparts et de places de caractère. Prenez le temps de déambuler au cœur de l’histoire d’Avranches.



Hôtel de Ville

Le Donjon et ses remparts



Ancien palais épiscopal


Le square Thomas Becket 

Le square Becket:  emplacement où se succèdent plusieurs édifices religieux.

À l’extrémité de la vieille ville, dans le prolongement de la place Daniel Huet, l’ancien square est réorganisé en trois espaces.

Au sud du square, comme sur les plans de l’ancien évêque d’Avranches, ce sont 21 arbres, des aubépines sur tiges, qui ont été plantés aux abords d’une aire de jeux pour enfants. Fidèle au plan fourni par l’archéologue ayant fouillé le site dans les années 1970, l’architecte a matérialisé la nef de la cathédrale par un muret en granit coiffé d’une traverse en chêne sur laquelle s’asseoir. La dalle funéraire, qui commémore la pénitence du roi Henri Plantagenêt, a été replacée à l’endroit du portail nord.

Une triple arcade en acier corten de 6 mètres de haut symbolise la porte principale de l’édifice disparu et deux mâts à facettes de 33 mètres, les tours. Tels des veilleurs ou un signal sur la baie, ces mâts sont aussi et surtout de redoutables paratonnerres dont la ville n’était pas pourvue. Devant, en surplomb, le parvis offre une vue panoramique époustouflante sur la baie et la vallée de la Sée.





Le Grand Doyenné, dit aussi manoir de Subligny, est un édifice médiéval laïc.

Classé monument historique, il est un très rare exemple d’architecture médiévale civile en Basse-Normandie. Ce manoir seigneurial construit au 12e siècle abrite encore son cellier d'origine, admirable. Ses propriétaires ouvrent régulièrement les portes de cette demeure privée lors d'évènements tels que les Journées Européennes du patrimoine.



La rue de Lille est une voie d'Avranches.

Elle tire son nom de la bataille gagnée contre les Autrichiens en 1792 à Lille, à laquelle prit part le 1er Régiment de la Manche, composé en grande partie d'Avranchinais, et commandé par le général Valhubert.







Accès au jardin  Bergevin

D'une ruelle étroite et pavée, nous accédons dans la cour de la maison Bergevin (peintre avranchinais du XIXe siècle). Cette maison construite en 1773 accueille les services des musées et du patrimoine de la ville "Avranches Patrimoines". L'escalier remarquable de la cour pavée mène au jardin nouvellement réaménagé.



Le Jardin Bergevin

On y accède par un escalier depuis ce qui fut la cour de la maison du peintre Albert Bergevin. A gauche, son ancien atelier accueille du printemps à l'automne des expositions. Ses portes-fenêtres ouvrent sur l'hortus, premier étage de ce jardin suspendu dans les remparts d'Avranches.






Vue des hauteurs du jardin


Le jardin


En partie basse, “l’Hortus” est inspiré du Moyen Âge, avec son petit verger (dont plusieurs poiriers Louise Bonne d’Avranches conservés) et ses carrés de plantes médicinales et tinctoriales. Il donne accès à la terrasse arrière du Scriptorial depuis laquelle, une très belle vue sur le Bocage est à voir, on peut rejoindre les escaliers pour descendre vers l’accueil du musée.




En partie haute, le « Jardin des Passeurs » est dédié à l’hommage aux donneurs d’organes et à leurs proches ainsi qu’à la réflexion sur le don et la greffe. Il donne accès par un grand escalier à la partie haute du donjon d’Avranches. De là, une vue remarquable sur les toits de la ville et le Mont-Saint-Michel au loin est à ne pas manquer.


Au loin le Mont-Saint-Michel


l’Eglise Notre-Dame des Champs



la Basilique Saint Gervais




La basilique Saint-Gervais-et-saint-Protais, telle que nous la connaissons aujourd’hui a été construite au milieu du XIXe siècle. Classée monument historique, elle est visible de tous les quartiers d’Avranches. C’est le seul exemple d’architecture néo-renaissance présent dans la Manche.




À l’intérieur de la basilique, une petite pièce, ouverte au public en accès libre, présente la relique de saint-Aubert, dans son reliquaire, et d’autres pièces telles que des objets d’orfèvrerie, des accessoires liturgiques, ou des éléments de mobiliers. Certaines pièces proviennent de la cathédrale Saint-André, qui s’est effondré en 1974.












Eglise Saint Saturnin



Eglise Notre-Dame des Champs


Située au cœur d' Avranches, dans la Manche, l'église Notre-Dame-des-Champs est un magnifique édifice néo-gothique construit entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Fortement touchée par les bombardements alliés durant la Seconde Guerre mondiale, elle a été reconstituée à l'identique dans les années qui ont suivi.

À l'origine chapelle consacrée à la Vierge, elle a connu par la suite plusieurs agrandissements, dévoilant aujourd'hui son impressionnante architecture en pierre de Saint-James. Elle présente ainsi une façade à deux tours, un transept saillant ainsi qu'un chœur à déambulatoire avec chapelle axiale.

Inscrite aux Monuments Historiques, l'église Notre-Dame-des-Champs présente en son intérieur un groupe en pierre polychrome du XVe siècle représentant la Nativité de la Vierge, un aigle-lutrin du XVIIIe siècle ou encore des stalles avec accoudoirs à tête de dogue.


                                          Chaire - 18ème siècle




Son histoire sera liée à l'histoire de la ville d'Avranches. Elle va être le témoin des grands évènements de la vie chrétiennes, mais elle va connaître aussi les drames du XXème siècle. Dans la nuit du 7 au 8 juin 1944, Avranches est bombardé. Un incendie provoque l'effondrement de la voûte et l'éclatement des grandes verrières.




 Nous terminons par le jardin des plantes. 

Installé sur l’éperon rocheux qui domine la baie du Mont-Saint-Michel, le Jardin des Plantes d'Avranches bénéficie d'un panorama exceptionnel sur la merveille ! Créé par les Capucins, il deviendra officiellement Jardin des Plantes en 1895.

Un peu d’histoire

En 1796, l’École Centrale du Département crée un lieu pour ses cours pratiques. En 1799, les premières plantations font de cet espace un jardin.

Dans cette première moitié du 19e siècle sont introduits dans le jardin : les camélias, le rosier de Chine, l’hortensia, les magnolias ainsi que les premiers rhododendrons importés de l’île de Java. En 1842, la Société d’Archéologie fait installer dans le jardin le portail roman de la Chapelle Saint-Georges de Bouillé.

La fin du 19e siècle et le début du 20e siècle font de ce jardin botanique un véritable jardin des plantes : plantations d’arbustes, de pelouses, de massifs floraux. En mai 1944, le site est classé. Mais, à l’été 1944, le jardin connaît les bombardements des batailles de la Libération et voit disparaître l’ancien couvent des Capucins. En 1966, une nouvelle extension permet de créer des rocailles et des pièces d’eau ; le cimetière des Ursulines est conservé. La tempête de 1987 cause de nombreux dégâts et fait tomber le fameux cèdre du Liban et le laurier sassafras. La tempête de 1999 cause encore de nombreux dégâts.

C’est donc en 2006 qu’une opération de rénovation complète du jardin est lancée afin de lui donner une nouvelle jeunesse.

Deux entrées se situent au niveau de la place Carnot, dont une spécifique aux personnes à mobilité réduite. Une entrée se situe en contrebas face au Théâtre.














La Fille du Vent : sculptée par Fabienne Campelli dans le séquoia abattu par la tempête du 26 décembre 1999.

Un arbre avec de drôle de fruits - un oranger des Osages - non comestible




Magnolia grandiflora 


La réputation du jardin d’Avranches repose en grande partie sur sa situation privilégiée ; d’où l’on embrasse d’un seul regard l’immense baie du Mont-Saint-Michel. Magnifique !! 











Fin de la visite, retour au CC 

Nous repartons pour s’installer tout de suite sur le parking du Mont-Saint-Michel pour la visite du lendemain. Sur les conseils du personnel de l’O.T à Avranches, on profite pour observer ce soir la grande marée qui isole entièrement le Mont qui sera une Île. Beaucoup de monde et une belle nuit pour en profiter. A voir au moins une fois dans sa vie ! C'est très joli de voir le mont saint Michel de loin lorsqu'il est entouré d’eau.




Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Mont Saint-Michel est un ilot rocheux qui se visite pour ses monuments historiques et ses vues. Ne manquez pas son abbaye, ses jolies ruelles et ses remparts

Après cette belle journée de découverte, on se met au lit très tôt, faut être en forme pour le lendemain.

Vendredi 20 septembre 2024

Nous avons très bien dormi, on se réveil un peu tard. On voulait partir tôt pour éviter la marée. Nous prenons la navette, malheureusement nous allons devoir attendre que la marée descende. Lorsqu’elle commence à descendre, des personnes traverse quand même à pieds nus. On n’en avait pas très envie, on attend donc. Heureusement c’est assez rapide.



















Nous profitons pour monter tout de suite jusqu’à l’Abbaye pour avant l’affluence des visiteurs. La montée est très rude surtout que mon genou en fait des siennes.

Fondé à la demande de l’archange Michel par l’évêque d’Avranches Aubert, le premier sanctuaire fut consacré le 16 octobre 709. Il allait devenir le cœur d’une grande abbaye bénédictine, célèbre au Moyen Âge pour son trésor et sa riche bibliothèque.

Devenue prison à la Révolution française, l’Abbaye fut magnifiquement restaurée à partir de la fin du XIXe siècle. Elle est aujourd’hui ouverte au public toute l’année et gérée par le Centre des monuments nationaux. Le circuit de visite permet de découvrir l’ensemble des espaces dédiés à la vie quotidienne (réfectoire, cloître, scriptorium), à la vie religieuse (église abbatiale, chapelles, cryptes) et à l’accueil des pèlerins (aumônerie, salle des hôtes).

Plus d’info : ici

L’archange Michel, dont le nom signifie en hébreux « qui est comme Dieu », apparaît dans la Bible comme le chef des légions célestes, souvent représenté en chevalier armé combattant Satan. Son culte, venu d’Orient au Ve siècle, se développe dans tout l’Occident et fait du Mont-Saint-Michel l’un des plus grands pèlerinages de la Chrétienté, au même titre que Rome, Saint-Jacques-de-Compostelle et Jérusalem.
Pour accueillir les pèlerins, une première communauté de Bénédictins s’installe au Mont en 966, substituée en 1622 par des Mauristes. Chassés à la Révolution française, les religieux réinvestissent les lieux en 1966, année du millénaire de la fondation de l’abbaye. Depuis 2001, douze frères et soeurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem ont pris le relais ; ils célèbrent tous les jours les offices à l’abbatiale et accueillent pèlerins et visiteurs du monde entier. 

A dire vrai, grandiose, majestueux, tous les mots ne peuvent pas suffire pour décrire l'abbaye ni l'emplacement. Nous avons été émerveillés par cette visite.








Magnifique point de vue.

























Piéta : deuxième moitié du XVème siècle - Bourgogne - Pierre calcaire - Offerte en 1978 par l'Association des amis du Mont Saint Michel.

Chapelle Saint Etienne





Les mouettes se laissent approcher.









Eglise Saint Pierre du Mont Saint Michel, il y avait une messe.

À l'origine, c'était l'église des habitants du Mont, les Montois. Saint-Pierre a conservé son titre de paroisse et se distingue encore aujourd'hui au spirituel - comme autrefois - de l'abbaye. Elle est desservie par un curé nommé par l'évêque de Coutances. 

Dédiée à saint Pierre, patron des pêcheurs, elle est érigée aux XVe et XVIe siècles ; c'est aujourd'hui le lieu de dévotion à saint Michel.

Elle est dotée d'un clocher en bâtière. Sa nef ne possède qu'un seul bas-côté au sud.

L'église Saint-Pierre est ainsi décrite au 19e siècle :

« Le vieil édifice est fort irrégulier et très étrange avec son unique bas-côté, ses affleurements du roc auquel il s'appuie, et son chœur élevé sur une arcade ogivale sous laquelle passe la rue. Plusieurs dalles de granit, rudement sculptées, y recouvrent les cendres de personnages de marque. Enfin de nombreux ex-voto couvrent les murs du modeste sanctuaire, où se sont retirés les religieux dépossédés de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Le cimetière du village l'entoure, et c'est là qu'il faut se placer pour avoir une des vues d'ensemble les plus complètes et les plus belles des constructions qui composent l'abbatiale. »

Elle est classée monument historique le 15 mars 1909. 

À l'extérieur, près de l'entrée, la statue moderne de Jeanne d'Arc rend hommage à l'archange saint Michel qui l'aurait guidée durant la Guerre de Cent ans. 



Notre vue du restaurant.


Nous redescendons tranquillement (un peu plus difficile pour moi, toujours mon genou), beaucoup plus de monde qui monte à l’abbaye, heureusement que nous l’avons fait en premier. Maintenant nous cherchons un restaurant pour déjeuner, ça ne va pas être facile, déjà certaines personnes attendent devant avant ouverture, on en fait autant. Nous prenons chacun un plateau de fruits de mer (mon mari un grand et moi un plus petit) à la Vieille Auberge. Le service était rapide, aimable et le plat délicieux, bien chargé pour un prix très raisonnable. Après le repas encore une balade sur les remparts, visite de quelques boutiques. Nous repartons, trop de monde maintenant, beaucoup de mal à se faufiler dans la foule.






On se promène sur les remparts.









Dernier regard sur le Mont.

Nous reprenons la navette et nous rejoignons notre CC. Nous repartons pour éviter de payer encore une fois pour 24H.

En chemin, on s’arrête encore dans une biscuiterie faires quelques emplettes pour ramener à la maison.

Maintenant nous prenons la direction de la Bretagne pour rendre visite à mon frère et belle-sœur. On s’arrête à Jugon-les-Lacs pour la nuit. Très belle aire à moins de 10€ avec l’électricité, endroit très sympa.

Samedi 21 septembre 2024

La nuit était très calme, aucun bruit. Ce matin nous en aurons encore pour la matinée avant d’arriver. Nous y arrivons pour l’apéro et nous passons l’après-midi ainsi que le dimanche avec eux. Les retrouvailles sont toujours très agréables.

Lundi 23 septembre 2024

Ce matin nous reprenons la route, les adieux sont toujours longs, nous n’arrivons à les quitter avant 10h. Le temps est à nouveau à la pluie et la grisaille, même température descend. Comme mon genou me fait beaucoup souffrir, nous reprenons la route pour la maison.

On s’arrête une première fois pour le déjeuner et faire quelques achats et pour la nuit ça sera à Saint Georges sur Loire. Un emplacement gratuit ainsi que les services.

Voyage très cours, c'était surtout pour rendre visite à la famille.

A bientôt pour d'autres aventures. Nous ne manquerons pas de revenir visiter la Normandie et la Bretagne.